|
Le
détendeur
(JP Gindre)
La plupart des plongeurs n'hésitent
pas à investir dans leur détendeur car
c'est une pièce essentielle de la sécurité.
Le plongeur qui progresse en technique, est amené
à posséder un voire plusieurs détendeurs.
Et si il y a encore des plongeurs réfractaires
aux ordinateurs, si certains pensent encore qu'un gilet
n'est pas utile, l'unanimité est faite dès
qu'il s'agit de respirer en immersion: Il faut un détendeur
fiable.
Cependant, cette fiabilité dépend surtout
du soin que vous apporterez à son entretien et
de la qualité de l'air qui le traversera. Pour
avoir une petite idée de la qualité de
l'air contenu dans votre bloc, un petit truc : Retournez
votre bouteille (robinetterie vers le bas), présentez
un mouchoir en papier ( blanc) face à la sortie
de l'air, laissez le gaz s'échapper doucement
quelques secondes et observez. Si le mouchoir se présente
des traces suspectes, l'air que vous allez respirer
risque d'endommager votre détendeur mais hélas
aussi vos poumons !
Tous les modèles disponibles aujourd'hui sur
le marché répondent aux besoins de base
des plongeurs : ils donnent de l'air quand on en veut
quelque soit la profondeur. Normes Européennes
(CEE/EN.250) * obligent, tous permettent le raccordement
d'un manomètre, d'un inflateur (Direct System)
et d'un détendeur de secours (octopus).
Comment choisir ? le problème est là !
Il n'y a pas de mauvais détendeurs sur notre
marché, il en existe de plus confortables et
de plus fiables dans le temps que d'autres, mais aucun
ne doit être déconseillé.
Le choix : 1er étage, équilibré
ou non-équilibré ? membrane ou piston
?
2ème étage, simple ou avec réglage
manuel de sensibilité, d' effet venturi ?
-1- Equilibré (compensé )
/ Non-équilibré (non-compensé).
Choisissez plutôt un détendeur équilibré
qui offrira un confort respiratoire constant à
toutes profondeurs, la HP n'intervenant pas sur le mécanisme.
Le détendeur non-équilibré (plus
en utilisation club) sera moins confortable, deviendra
plus dur lorsque que la HP diminuera.
-2- Membrane / Piston : Nous avons coutume de considérer que les détendeurs à membrane résistent mieux aux agressions extérieures car ils travaillent à l'abri du milieu (givre, sédiments...). Ils sont plus souple à l'utilisation grâce au couple caoutchouc / ressorts. Par contre ils sont plus complexes à réviser.
Les détendeurs à piston s'adaptent à tous les besoins, travaillent en contact avec l'eau, se salissent plus vite, mais se nettoient assez facilement . Aujourd'hui les détendeurs à piston résistent aussi bien aux agressions du milieu aquatique que les détendeurs à membrane.
Objectivement, il n'existe pas de réponse claire, ferme, et définitive sur le choix: membrane ou piston ? tant leurs performances sont similaires pour un plongeur loisir.
Le 2ème étage, les réglages manuels du deuxième étage offrent à l'utilisateur averti la possibilité d'ajuster avec précision la sensibilité de son appareil. De multiples autres innovations en matière de dynamique des fluides, de résistance aux frottements, etc..., rendent aussi efficaces des appareils sans réglage manuel.
Vous pouvez trouver 2 types d'embouts: classique à tétons ou confort, dit " orthodontique " qui permet de réduire la fatigue maxillaire.
Choisissez un détendeur de marque pour être assuré d'un service après-vente correct et, si votre budget le permet, autour de 230 à 300 €. Pour les plongées en eaux froides, optez pour un modèle spécifique (kit anti-givre). Préférez le système de fixation à étrier, la version DIN (sans étrier mais avec un filetage mâle) ne se rencontrant, à l'international, que dans peu de centres (Allemagne, Egypte, Maldives).
Entretien : Ouvrez la bouteille lentement en appuyant légèrement sur le bouton de surpression du 2eme étage. Ne laissez pas l'appareil sous pression inutilement, évitez le sable et le soleil. Après chaque plongée, rincez, égouttez, séchez, protégez des chocs et de l'humidité. Par mesure d'hygiène, nettoyez l'embout buccal et programmez une révision par un spécialiste avant l'hivernage.
Pensez à fixer et à protéger votre octopus. Il ne s'accrochera pas en cours de plongée (sécurité et protection de l'environnement) et ne traînera pas sur le substrat (sable, gravier, sédiments, algues,…) au risque de s'obstruer.
Munissez-vous d'un protège octopus et fixez le à votre gilet par un mousqueton.
Retour haut de page
Retour au Sommaire "Parlons
de plongées"
|