1 - A partir de quel âge peut-on faire plonger les enfants ?
Communément, il est convenu de retenir 8 ans comme âge minimum. Certains organismes tel l’A.R.P.E.
(association de réflexion sur la plongée des enfants) propose une pratique à partir de 5/6 ans.
2 - Pourquoi 8 ans ?
2 critères :
- un lié à la maturité et au développement des alvéoles pulmonaires,
- le matériel mis à disposition par le centre de plongée qui doit être parfaitement adapté aux enfants.
3 - Est-ce une activité dangereuse ?
Le risque de noyade, auquel on songe en tout premier lieu est quant à lui pratiquement inexistant.
Paradoxalement les dangers de la plongée sont inconnus du néophyte. Ils doivent être appris
(équilibrage des oreilles et du masque, surpression pulmonaire et…), ce qui nécessite la présence d’un
professionnel pour guider l’apprentissage.
En fait, le danger existe comme dans toute pratique, mais il doit être considéré comme un objectif
affectif présent au cours de toute la formation.
C’est aussi cela, la richesse de la plongée.
4 - Quel intérêt pour un enfant de pratiquer la plongée très
tôt ?
La palette des objectifs pédagogiques traditionnels peut être atteinte lors de l’enseignement de la
plongée sous-marine. - Objectifs moteurs :
Le matériel de plongée peut être considéré comme un matériel pédagogique favorisant l’apprentissage
de la natation. Les palmes facilitent la propulsion, le masque protège les yeux et permet de voir ce
qui se passe sous l’eau, quant au scaphandre, il donne de l’air en permanence.
L’eau devient, alors, un milieu aseptisé source d’expériences,
- Objectifs théoriques :
Découvrir d’une manière active et adaptée à l’âge des enfants, les lois physiques qui régissent la
plongée, ainsi que, bien entendu, la flore et le faune sous-marines.
- Objectifs affectifs :
La maîtrise de situations à risques, la prise décisions sont entre autres des objectifs pédagogiques
qui vont guider en permanence la conduite de l’apprentissage.
- Objectifs sociologiques :
La plongée est une activité physique éminemment collective. Son enseignement doit être conduit au
travers de la prise en considération du groupe.
5 - Mon enfant veut plonger mais nous habitons
loin de la mer, est-ce compatible ?
Le risque d’une pratique exclusivement en piscine consiste en une démotivation si les séances
manquent d’originalité. À vous de doser le nombre de séances et surtout de les conclure par un stage
en mer car, in fine, le but de la plongée est d’aller à la rencontre de la faune et de la flore
sous-marines.
6 - Comment repérer un centre spécialisé dans
la plongée pour les enfants ?
Le matériel doit être parfaitement adapté aux enfants. C’est d’ailleurs un des facteurs définissant
l’âge minimum de pratique. Ainsi :
- La combinaison doit être ajustée afin de réellement protéger du froid,
- Le gilet de stabilisation ne doit pas permettre à la bouteille de déséquilibrer l’enfant lors de
ses évolutions sous-marines,
- L’embout du détendeur ainsi que le masque doivent être plus petits que ceux offerts aux adultes.
La plongée n’est pas présentée comme une finalité mais comme un moyen d’éducation avec comme vecteur
essentiel, la prise en compte de l’autonomie.
7 - Quel est le prix de cette pratique ?
Très variable suivant la prestation (plongée en piscine ou plongée en mer) et l’organisme auquel vous
vous adressez :
- un organisme professionnel installé en bord de mer, astreint à la TVA et employant du personnel
professionnel rémunéré et déclaré (Stage en mer de 6 plongées entre 250 et 300 € tout compris).
association travaillant avec des bénévoles et n’offrant que des plongées en piscine
(cotisation s’élevant à 200 € environ pour l’année).
8 - Quelles sont les formalités
administratives ?
La loi impose :
- Un certificat médical de non contre indication à la plongée sous-marine délivré par votre médecin
de famille.
- Une autorisation écrite de pratique des parents ou du tuteur légal.
Certains organismes, telle que la FFESSM, font une surenchère sur le certificat médical (ORL, test à
l’effort, etc…), vous devrez vous y soumettre ou choisir un autre centre.
9 - Qu’en est-il de la plongée et l’éducation
nationale ?
Vous avez compris que, comme pour beaucoup d’activités de pleine nature, le matériel, la crainte de
l’accident, la qualification de l’enseignant sont des facteurs limitatifs.
En conséquence, les expériences qui, à ce jour, ont été couronnées de succès dans le cadre de l'E.N.,
sont dûes essentiellement au regroupement de personnes dynamiques possédant un certain charisme et
n’hésitant pas à donner de leur personne.
- Dans le primaire il ne peut s’agir que d’actions ponctuelles en relation avec le tissu associatif.
- Au collège, quelques classes ont été ouvertes dans le cadre des classes à option sport et offrant
deux heures de pratique en plus des 4 heures d’E.P.S.
- Certains lycées offrent la possibilité de choisir l’option sport au baccalauréat avec la plongée
comme activité sportive proposée. Cette pratique correspond à trois heures en plus des deux heures réglementaires.
Les points ainsi glanés seront comptabilisés dans le deuxième groupe d’épreuves.
- De nombreux établissements proposent la plongée comme activité pratiquée dans le cadre de l’U.N.S.S.
Contactez le rectorat. Il est en mesure de vous fournir, mieux que quiconque, tous les renseignements
sur les pratiques sportives optionnelles des établissements scolaires de votre académie.
10 - Quel organisme peut m’indiquer un centre professionnel ou
une association en qui je puisse avoir confiance ?
L’A.R.P.E. (association de réflexion pour la plongée des enfants), dont le Président est Stéphane
Bretin (stef.bretin@tiscali.fr)
mais aussi la FFESSM.