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Entraînement et plongée
Jean Pierre Malamas
BEES2 plongée
Professeur EPS.
Le meilleur entraînement à la plongée reste… la plongée pour tout ce qui touche la technicité ! Ainsi,
l’apprentissage de la ventilation correcte en immersion, l’apnée, l’amélioration des gestes
techniques, tout cela s’acquiert au mieux lors d’une activité régulière, au minimum une fois par
semaine. L’adhésion à des clubs avec pratique hebdomadaire en piscine est donc essentielle.
La plongée est une activité d’endurance qui pourra être améliorée en utilisant n’importe quelle
activité physique, mais en respectant un travail musculaire utilisant 60-70 % de la consommation
d’oxygène maximale du sujet. La pratique de la course à pied, deux fois par semaine, en continu sur
des distances de 4 à 20 km selon le niveau de performance, est un excellent exercice qui va dans ce
sens. Mais pourquoi pas le vélo ou le ski de fond.
Il est très important de pouvoir évaluer sa forme physique et, pour cela, il faut d’abord bien se
connaître. Au repos, tranquillement, chez vous, apprenez à compter vos pulsations cardiaques
(prise du pouls carotidien ou radial sur une minute) et votre fréquence ventilatoire (nombre de
cycles sur une minute). Avant la plongée, malgré un certain degré de stress et avant de vous équiper
- ce qui demande un effort physique certain - vous ne devez pas dépasser de plus de 10 à 15 % vos
chiffres de base.
Le test de Ruffier est également intéressant.
Chez vous, au repos, prenez votre pouls sur 15 secondes et multipliez le nombre obtenu par 4 : c’est
votre fréquence cardiaque par minute.
Effectuez trente flexions complètes des genoux en 45 secondes, bras tendus devant vous, en expirant à
la descente et en inspirant à la remontée.
Allongez-vous ou asseyez-vous jambes tendues juste après l’effort en soufflant bien.
Prenez immédiatement votre pouls sur 15 secondes et multipliez par 4.
Le résultat doit dans tous les cas être inférieur au double du pouls de base.
C’est l’expression de votre condition physique à ce moment précis.
Continuez de vous reposer et, une minute après l’exercice, reprenez encore votre pouls puis
multipliez par 4.
C’est l’expression de votre récupération.
Si ce pouls est le même, voire inférieur au pouls de base, vos facultés de récupération sont bonnes.
Si le pouls reste supérieur de 30 % ou plus au pouls de base, vos possibilités de récupération sont
insuffisantes.
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