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Voyageurs plongée : physiologie et santé Physiologie et santé

plongée sous-marine : Voyageurs du mondeLa déshydratation en plongée

L'eau constitue 60% du poids du corps.
Tous les éléments nutritionnels y sont dissous.
Tous les déchets sont éliminés par son intermédiaire.
Un déficit de 5 à 10% d'eau entraîne une grande faiblesse de l'ordre de :
2% pouvant aller jusqu'à -20% des capacités physiques,
20% ---> danger mortel.
Elle est répartie inégalement.


Elle est présente :

de 96 à 99% dans le sang, le liquide céphalo-rachidien,
de 73 à 75% dans les muscles,
à 30% dans la graisse et les os.
Toutes les réactions cellulaires ont besoin d'eau et elle est indispensable à la régulation thermique.
Le manque d ’eau favorise la formation de calculs rénaux, la constipation et peut se traduire par une sensation de fatigue et de malaise.
La peau se fripe (tissu riche en eau), la langue s ’assèche.

Combien en faut-il ?
Il faut remplacer l'eau que l ’on élimine :
reins et urine (entre 1l et 1,5l par jour voire 2l),
transpiration (entre 0,5 et 1l par jour voire 1,5l),
les selles de 0,1 à 0,2l par jour.
Ainsi qu'on le voit cette élimination peut aller jusqu'à 4 litres par jour!

Comment est-elle fournie ?
Par les aliments, environ 1l par jour, le complément étant assuré par les boissons, soit 1 à 1,5 litre lorsque l ’on est sédentaire dans un climat tempéré, mais cette quantité peut doubler selon l ’activité et la chaleur.
Sans activité physique particulière il est conseillé de boire:
Un grand verre au réveil (déshydratation nocturne),
Une boisson copieuse au petit déjeuner,
Boire régulièrement tout au long de la journée, AVANT d’avoir soif.

Les sportifs, d’une manière générale, ne s’hydratent pas assez. Le plongeur minimise la perte d'eau provoquée par une plongée. Deux causes essentielles sont responsables de cette perte d'eau: la sudation d’une part, due au port du vêtement isothermique , la voie pulmonaire d’autre part, liée à l’air respiré, sec et filtré.
L’augmentation des pertes exige une compensation. La soif est un moyen d’alerte insuffisant, il faut, donc, boire plus que sa soif : pour une perte de 500 g par heure, la soif ne couvre que 75 % du déficit. De plus, l’absorption digestive est limitée à 0,8 litre par heure alors que les pertes peuvent atteindre 2 litres par heure. Il s’agit donc de bien s’hydrater avant l’effort. Pour un adulte, 2 litres absorbés dans les deux heures précédant une plongée (sans alcool, évidemment) semblent être une quantité correcte.
Lors d’un exercice musculaire, l’eau est la plus efficace des boissons. Pour autant, un verre de vin est conseillé à chaque repas car il augmente la fraction de HDC cholestérol (le “bon” cholestérol). Par ailleurs, il possède des vertus euphorisantes et digestives et apporte bon nombre d’oligo-éléments.
Il n’est pas nécessaire de saler ses boissons, les pertes en eau étant supérieures aux pertes en sel.

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